Recherche

Julien Pannetier, art thérapeute – psychopraticien relationnel

44300 Nantes – sur rendez vous au 06 51 86 75 35 – jpannetier@gmail.com

Catégorie

Poèmes

Je suis le bâtisseur de cathédrale. Une pierre chaque jour pour un monde qui s’élève. Des fondations profondes et stables pour un édifice intemporel. Mes mains griffées par la pierre, mon regard qui envisage le mur qui s’achemine. Mon désir de laisser une trace, que mon existence ne soit plus vaine. Etant plus jeune, j’avais des rêves fous, des projets de châteaux en Espagne, des palais en Mandchourie ou Moldavie. Désormais je ne rêve plus, je bâtis ce rêve qui s’élève. Mes chimères ont laissé la place aux outils de mesure, à la chaux et aux manivelles. Tous les matins, je sais pourquoi je me réveille, hors de mon lit, je suis déjà tendu vers ce dessin de flèches vers le ciel. Une pierre l’une après l’autre, pleines comme ces journées entêtées de l’architecture de ce rêve. Je bâtis la cathédrale chère aux hommes, qui se souviendront l’avoir rêvée, l’avoir bâtie, l’avoir aimée.

Publicités

Ma coiffeuse

Ma coiffeuse ne lit pas Heidegger, elle n’a pas fait de voyages dans le désert et pourtant elle regarde le monde avec tendresse et sympathie.
Ma coiffeuse ne regarde pas La Grande Librairie, elle n’a jamais mis les pieds à Paris et pourtant elle a un sourire plein de jeunesse et de confiance.
Elle me parle de ses clients, du temps qui passe, de la météo d’hier et d’aujourd’hui.
Je la regarde avec envie.
Pendant que ma tête tourbillonne d’idées neuves et d’idées folles, elles posent délicatement ses doigts sur mes cheveux.
L’espace d’un instant, j’oublie le reste et je me laisse emporter.
Ma coiffeuse ne fait pas de l’humanitaire, elle n’a jamais fait la grève ni manifester. Je sais qu’elle vient travailler ici tous les jours. Et j’ai l’impression, oui j’en suis sûr, qu’elle a peut être trouver le secret de la vie.

Your Name

your_name__kimi_no_na_wa__by_akmarmohamed-dahi7zk
Qui es tu ?
Où es tu ?
Toi que je recherche sans cesse
J’ai fini de me regarder dans le miroir
je m’ouvre à un monde inconnu, toujours changeant
Moitié aimée
Moitié rêvée
je regarde désormais toujours en avant vers toi
le désir de te reconnaître
l’envie que tu me surprennes
tu es autre et tellement proche
Moitié aimée
Moitié rêvée
J’ai quitté mon royaume et je m’avance vers toi pour te retrouver.

Au plus profond de l’hiver, il y a ce bourgeon promesse d’éclosion. Dans des villes égarées comme Détroit, des artistes s’autorisent des folies sur les façades des maisons. Dans la pénombre de notre âme, il y a sans doute une clarté de sens et de vérité. Sur la piste de danse ou sur la scène du théâtre, dans ce dénuement le plus total, il y a peut être quelque chose qui va surgir, là où on ne l’attendait pas.

Paterson

Le poète, au delà des drames de l’existence, désencombré des soucis quotidiens, ouvre à chaque fois les yeux pour un regard neuf sur le monde et ne cesse de s’émerveiller des choses de la vie.

Une page blanche, un rêve qui s’ouvre.

Ma toute première danse fut celle sur un grand champ de verdure à sillonner entre les risques et l’abîme, à lorgner cette grande ligne blanche et à viser l’espace désiré.
Je voyais fondre sur moi cette grande vague noire, soldats agiles et intrépides, et plus que le contact brutal, il m’importait de danser ma course et mon salut,
de me jouer de l’adversaire
de lui faire croire une direction et d’en prendre une autre
Créer la surprise, enfanter l’inattendu
et l’élan m’emportait
J’avais le Saint Graal et je voulais rejoindre la Terre promise.

Créer

decouverte-dessin-peinture-492

Faute de créer sur une toile blanche et vierge, certains choisissent de peindre la réalité par les couleurs de leur monde intérieur. Ils mettent du noir ou du rouge sur telle ou telle personne. Ils choisissent la lumière pour cet événement plus qu’un autre ou l’obscurité pour ces quelconques situations.

Ils ne se rendent pas compte qu’ils sont de formidables peintres.

Textes en résonance au livre d’Ivan Jablonka : « Laëtitia »

4994271_6_3cc5_2016-09-07-6c9d80e-23341-v76mdk_912a33042db4ed99447fdc39728550f0

Derrière l’île et ses machines, derrière la parade de l’éléphant, un peu plus loin que la Loire qui scintille, il y a des zones plus calmes et silencieuses. Au delà du tapage de la ville, des endroits sombres et sinistres vous guettent. Vous êtes perdus au milieu du rien, espace sauvage et sinueux. Les cris des animaux n’attirent plus les touristes, râle humain d’une souffrance sourde et impitoyable. L’ombre de l’homme est là, elle respire la solitude dans des marais boueux et macabres. Lire la suite

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑