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Julien Pannetier, art thérapeute – psychopraticien relationnel

44300 Nantes – sur rendez vous au 06 51 86 75 35 – jpannetier@gmail.com

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Articles de réflexions philosophiques

Art thérapeute ou accompagnant à être : entre santé et existentialité.

Dans art-thérapie, il y a le mot thérapie, qui parle de soin. Un soin qui viendrait réparer un traumatisme ou calmer une souffrance. C’est bien ce que propose l’art-thérapie, de soigner grâce à la création artistique, d’aller vers la santé grâce à l’expression et la création.

Mais la santé, ne serait-ce pas justement le mouvement, de créer perpétuellement ? comme la nature qui se meut de cycle en cycle. Et l’art-thérapie serait-ce uniquement une question de santé ? Ne serait-ce pas plutôt une question qui concerne l’Être ? Et justement de ne pas se préoccuper de l’Être pourrait peut être faire souffrance chez un individu (les manières impropres de vivre).

Car la question essentielle pour chaque individu est de savoir : Qui je suis ? Et rien de mieux que la création pour révéler notre Être. Et cela nous mène vers d’autres questions : Quel sens je donne à ma vie ? Quelles traces je laisse ? Des questions qui nous ouvrent vers d’autres créations qui vont peut-être nous ouvrir vers d’autres questions…

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Art thérapie : créer de l’art (du beau) ou créer à partir de l’art.

L’art thérapie, comme accompagnement à la créativité, souhaite favoriser l’expression et la créativité du participant. C’est créer à partir de rien, en partant du Chaos, pour révéler sa manière d’être au monde et son style.

Mais l’art thérapie, c’est tout aussi bien partir des chefs d’oeuvre de l’histoire de l’art, pour créer, créer en résonance à partir d’œuvres qui ouvre sur des archétypes, sur le tragique de l’existence et sur une haute dimension de l’être.

Extrait de « Prendre soin », essai du philosophe Bernard Stiegler sur la question du marketing

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« La véritable question est de savoir ce que méritent les mineurs, c’est à dire les enfants et les adolescents. Au mois de juin 2007, une campagne publicitaire apportait à cette question une réponse partielle, mais parfaitement claire, et exceptionnellement symptomatique : les enfants méritent « mieux que ça ». Ça désignaient leurs parents et leurs grands-parents : ils méritent Canal J, disait cette campagne – Canal J étant une chaîne de télévision spécialisée dans la conquête de cette tranche très importante de l’audience (c’est à dire du temps de cerveau disponible) que sont les mineurs. Cette « tranche », c’est à dire ce que l’on traite comme tel, en découpant les générations en de telles tranches qui sont aussi des cibles, et non en y distinguant des âges dont il faut prendre soin, cette tranche est très importante dans le système des audiences et de leur segmentation : elle est devenue prescriptrice, et ce, par une inversion générationnelle qui est le signe le plus évident de la véritable ruine de l’éducation à quoi a conduit le marketing télé-visé de la société de consommateurs. Cette « tranche » des êtres mineurs est devenue prescriptrice des comportements de consommation des « tranches » supposément adultes, mais qui s’en trouvent en réalité infantilisées, c’est à dire de moins en moins responsables et du comportement de leurs enfants, et de leur propre comportement, prescrit par ces enfants dont ils n’ont plus tout à fait la responsabilité : de tels adultes sont devenus structurellement mineurs – et il en résulte que c’est la majorité en tant que telle, pénale aussi bien que démocratique qui semble avoir disparu. »

Pour poursuivre sur le sujet :

Un train qui part de Nantes, je suis assis en face de deux familles. La première famille est plutôt sous pression, la grand mère reproche à ses petits enfants d’être agités. Elle les rabroue souvent et elle ira même jusqu’à leur dire que c’est la dernière fois qu’elle s’en occupe. Les enfants alternent entre des moments de grande agitation et d’autres de mutisme, de docilité. Lire la suite

Puissance

Il y a l’impuissance, la toute puissance et il y a aussi la pleine puissance. La pleine puissance de concrétiser ses rêves, la pleine puissance de se réaliser, de faire de ses passions un métier, de construire une société plus juste et plus harmonieuse.
Cette puissance juste, au service de la construction de sa vie, est élan vital.

main_tendue_tournee-300x199Dans les grandes villes comme Nantes, il existe de nombreuses propositions d’entraide et de soutien pour les personnes en difficultés. Des associations existent, des dispositifs sont mis en place par les collectivités territoriales, il y a donc une réalité de l’accompagnement. Mais de nombreuses personnes n’accèdent jamais à ce genre de services. Pourquoi ? Pourquoi ces propositions existantes ne rencontrent pas systématiquement les personnes dans le besoin ? Car ces propositions, tout comme l’information sur leur existence, s’invitent dans l’espace public, elles sont donc mis à disposition dans cet espace tiers, cet espace entre deux mais les personnes ne sont pas en capacité d’aller au devant de ces informations, elles ne sont pas en mesure de s’en saisir. Il faut pouvoir être attentif et ouvert à ce qui se présente, ce qui n’est pas donné à tout le monde.

Je pense donc que l’isolement de ces personnes en difficulté n’est pas du à l’absence de propositions d’aide de la communauté mais à la capacité de ces personnes de s’ouvrir à la possibilité d’être aider, à la possibilité de s’ouvrir au monde.

Il y a donc une rupture de mouvement et une rupture de confiance en soi et à travers la relation à l’autre.

Donc il me parait plus judicieux, avant de proposer de l’aide spécifique à ces personnes en difficultés, de les aider à évaluer à quel moment il y a eu rupture chez eux dans leur chemin d’existence, de les aider à rompre cette fatalité de l’inertie. Après je suis persuadé qu’elles pourront se prendre en main et qu’elles iront se saisirent des différentes propositions d’accompagnement que la société leur propose.

La théorie de l’entonoir

entonnoir-inox-770736L’entonnoir est constitué de deux parties : une partie en forme de cône et une autre qui ressemble à un goulot.

L’entonnoir pourrait être une formidable métaphore de l’existence et des mouvements de l’âme humaine.

Pris à partir de son ouverture et le regard dirigé vers le petit goulot, l’entonnoir me fait penser à la vie qui se referme, les choses deviennent plus obscures, les idées se fixent, l’air est plus rare, plus on se rapproche du goulot, plus cela devient étouffant.

Alors qu’à l’inverse, pris à partir du goulot et le regard dirigé vers l’extérieur, les choses s’élargissent, le champs des possibles augmente, l’âme humaine gagne en confiance dans cette ouverture.

De la santé vers l’existence

De plus en plus, nous voyons apparaître de nouvelles formes de thérapies : art thérapie, danse thérapie, musicothérapie, et l’on associe plus facilement une activité quelconque à de la thérapie. Il y a l’équithérapie, la dramathérapie et bien d’autres encore… Comme si il y avait d’un côté de la souffrance et de l’autre du soin et du mieux être, et que ça parlait de la santé en général. Que l’objet de toutes ces démarches, de ces thérapies seraient d’aller vers la santé.
Mais je pense que nous ne sommes pas forcément malades de tels ou tels événements traumatiques et qu’il s’agirait seulement de réparer les dégâts causés sur notre personne ( bien évidemment, il y a des vécus traumatiques et handicapants, loin de moi l’idée de faire l’impasse sur son passé, mais je pense que ce serait une erreur de se focaliser sur ce seul passé).
Nous sommes aussi peut être malade de ne pas exister.
C’est une démarche plus intéressante qui nous oblige à nous tourner vers le présent qui advient et à nous responsabiliser.
Pourquoi avons nous déléguer notre expression artistique à d’autres que nous ? Pourquoi avons nous déléguer notre participation à la vie politique à d’autres que nous ? Notre capacité et notre volonté de débattre et de discuter sur des sujets de société ?
Exister, c’est créer, c’est philosopher, c’est participer à la vie politique de la cité, c’est contribuer à créer une société meilleure. Et à travers ce chemin d’existence, la santé va de soi.
Nous n’avons même plus à nous interroger sur les causes de la souffrance, mais peut être davantage sur ce qui entrave notre capacité à être.

Ulysse ou le voyage vers soi-même

1312293-claude_lorrain_ulysse_remet_chryseis_a_son_pereUlysse est sans doute le plus illustre des voyageurs et pourtant il n’aime pas voyager. Ce n’est ni un Marco Polo, ni un Christophe Colomb, il ne va pas chercher l’aventure sur des terres lointaines, il voyage par nécessité, par devoir. D’ailleurs lors de son départ pour Troie, il a même simulé la folie pour échapper à cette guerre.

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