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Il y a des moments où la vie suit son cours. Nous avons notre travail, notre groupe d’ami, nos journées sont bien remplies, nous savons ce que nous allons faire durant les prochaines vacances. Tout ça défini en quelques sortes ce que nous sommes.

Et il y a d’autres périodes où nous butons contre des projets qui vacillent, nous n’avons plus d’activité professionnelle, par perte d’un emploi ou pour une reconversion, ces moments-là nous confrontent au néant de la vie. Il n’y a plus d’activité en trompe l’œil, les journées se répètent dans leur plus grande vacuité. On se rappelle notre existence précédente avec son train-train quotidien, le sens de la vie nous était servi sur un plateau, c’était doux et confortable. Désormais, plus rien, la vie ne répond pas, elle nous renvoie son insondable vide, son néant angoissant. On voudrait bien se raccrocher à un boulot quelconque qui occupe nos journées, qui nous donne une bonne raison de nous lever le matin. Mais même ça, ça nous échappe. Mcdo ne répond plus.

Alors dans ces journées plus vide qu’une ombre, plus creuse qu’une vallée déserte, on se rappelle Camus qui nous apprenait que la vie n’a aucun sens, qu’il n’y a que le sens qu’on lui donne. Alors profitons en pour créer notre vie, pour créer les traces que nous allons laisser, créons pour donner tout son sens à la vie.

Et profitons de ces périodes creuses, elles nous paraissaient creuses car l’on attendait encore qu’on nous serve un sens, une existence; oui profitons de ces périodes pour s’inscrire dans la vie, s’y engager.

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